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L'engin volant à pédale
Plans d'un hybride entre vélo et aile volante.




Comment marche cet engin ? Ouvrez ses entrailles pour le savoir !






Le principe général

Un pédalier (non représenté) permet d'apporter à l'axe central un mouvement de rotation.

Ce mouvement va être transmis aux roues arrières par un système de type bicyclette classique.
Mais ce mouvement va aussi être à l'origine du battement des ailes. Ce battement se décompose en :
- un battement "haut-bas" très simple
- une "flexion-extension" des ailes : les ailes se replient lorsqu'elles remontent pour réduire la prise au vent, et se déploient lorsqu'elles descendent, pour avoir le maximun de portance.

Ce mouvement complexe est "programmé" par un appareil du nom "d'automate à piste", qui permet à l'appareil d'imiter le vol d'un oiseau.




L'automate à piste

C'est cet appareil qui permet de donner des ordres complexes à une machine Austral.
Il est représenté sur les schémas comme ceci :

Une vue plus en détail :


Comme vous pouvez le voir, un sillon très profond a été creusé dans l'axe de métal. Une tête de métal va alors être engagée dans ce sillon. Lorsque l'axe tourne, le sillon guide la tête et lui communique un mouvement vertical dépendant étroitement du sillon tracé.

Chacun comprendra que pour un mouvement vertical donné, il est possible de définir un sillon et une vitesse de rotation.

Un exemple de définition de sillon est en préparation. En attendant, pour tout détail, contactez Anthony Lejazzeux.


Décomposition de la mécanique, pas à pas.

1. Le pédalage du conducteur apporte la rotation de l'axe central

2. Cette rotation est transmise à un axe vertical, par un pignon et un plateau denté.


3. Ce nouvel axe de rotation fait tourner les automates à sillons. Les deux "programmes" sont alors activés et les mouvements longitudinals prévus se déroulent.


3.A. Le programme de battement simple

Une crémaillère transmet le mouvement vertical programmé à une roue dentée, qui transmet ce mouvement à une roue plus grande, amplifiant ainsi le mouvement longitudinal. Une dernière crémaillère transmet ce mouvement à l'aile principale. Lorsque la crémaillère monte, l'aile se lève. Lorsque la crémaillère descend, elle entraîne l'aile : c'est le battement "haut-bas" simple.

3.B. Le programme de mouvement complexe

Une crémaillère transmet le mouvement vertical programmé à une roue dentée, elle-même reliée à un enrouleur : ce qui apparaît de face comme étant un cercle (mais si ! derrière la roue dentée) est en fait un tube autour duquel s'enroule une corde : l'enrouleur.

Un second enrouleur est relié au premier par une couroie croisée. Il tourne en sens inverse et enroulera tandis que le premier déroulera, et réciproquement.

Ces cordes qui s'enroulent et se déroulent suivant le programme sont reliées à la deuxième partie de l'aile. Elles vont se faire tendre ou se faire plier l'aile. Un mouvement de flexion/extension synchronisé avec le battement d'aile va se mettre en place.

Le résultat final est impressionant




Une dernière astuce

Un dernier système doit être présenté : il s'agit de l'embrayage.
Je vous rappelle que le pédalage sert (au démarrage) à faire rouler l'engin au sol ET à faire battre les ailes. Une fois en l'air, il serait bien dommage de se fatiguer pour faire tourner des roues dans le vide n'est-ce pas ?
Le levier à côté des commandes de direction permet de débrayer ou d'embrayer :



La rotation du levier est transmise à un axe qui fait tourner une roue, qui par une couroie fait tourner un boulon : la vis qui y est liée se déplace donc horizontalement. Elle repousse ou entraîne une roue qui peut s'enclancher dans l'axe central.


Lorsque la roue est enclanchée, elle tourne avec l'axe central et entraîne la roue arrière par une chaîne simple. Lorsqu'elle n'est pas enclanchée, l'axe central peut tourner sans la toucher, donc en conservant toute son énergie pour le battement des ailes.



Pour toute réclamation, insulte ou cri d'effroi, contactez Anthony Lejazzeux.




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